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Photo ONU/Marco Dormino Détenus handicapés mentaux au Centre de détention central de Bamako, au Mali.Le terme « droits de l’homme » est mentionné à sept reprises dans la Charte des Nations Unies, faisant de la promotion et de la protection des droits de l’homme un objectif prioritaire et un principe directeur de l’Organisation. La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par les Nations Unies en 1948, est généralement reconnue comme étant le fondement du droit international relatif aux droits de l’homme. Depuis, l’Organisation protège activement les droits humains avec des instruments juridiques et un travail de terrain.

Que sont les droits de l’homme ?

Les droits de l’homme sont les droits inaliénables de tous les êtres humains, sans distinction aucune, notamment de race, de sexe, de nationalité, d’origine ethnique, de langue, de religion ou de toute autre situation. Les droits de l’homme incluent le droit à la vie et à la liberté. Ils impliquent que nul ne sera tenu en esclavage, que nul ne sera soumis à la torture. Chacun a le droit à la liberté d’opinion et d’expression, au travail, à l’éducation, etc. Nous avons tous le droit d’exercer nos droits de l’homme sur un pied d’égalité et sans discrimination.
Le droit international relatif aux droits de l’homme

Le droit international relatif aux droits de l’homme énonce les obligations des États de protéger les droits et les libertés des individus et groupes d’individus..

L’une des grandes réalisations des Nations Unies est d’avoir créé un ensemble complet de standards relatifs aux droits de l’homme – un socle de normes universelles et internationalement protégées auquel toutes les nations du monde peuvent aspirer et souscrire. Il s’agit de droits largement acceptés, qui incluent les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. L’ONU a également mis en œuvre un mécanisme destiné à promouvoir et à protéger ces droits, qui aide également les États à endosser leurs obligations en la matière.

Les fondements de ces normes sont la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptés par l’Assemblée générale de l’ONU respectivement en 1945 et 1948. Depuis lors, les Nations Unies ont progressivement élargi le socle des droits de l’homme pour y inclure des normes spécifiques visant les femmes, les enfants, les personnes handicapées, les minorités et les groupes les plus vulnérables qui sont désormais protégés de discriminations qui ont longtemps prévalu dans nombre de sociétés.
La Déclaration universelle des droits de l’homme

Définie comme étant l’idéal commun à atteindre pour tous les peuples, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, à Paris. Ses 30 articles énumèrent les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux de base dont tous les êtres humains devraient jouir dans tous les pays. Elle a, depuis, été traduite dans plus de 500 langues. Elle reste, à ce jour, le document le plus traduit au monde et a inspiré les constitutions de jeunes démocraties et de nombreux États ayant nouvellement accédé à l’indépendance.

Sur la base des réalisations de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses deux Protocoles facultatifs, ainsi que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels sont entrés en vigueur en 1976. Ensemble avec la Déclaration universelle des droits de l’homme, ces Pactes et leurs protocoles facultatifs constituent ce que l’on appelle la Charte internationale des droits de l'homme.
Les droits économiques, sociaux et culturels

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels est entré en vigueur en 1976 et comprenait 165 États parties en août 2017. Il promeut et protège notamment :

le droit au travail, dans des conditions justes et favorables;
le droit à une protection sociale, ainsi qu’à des conditions de vie permettant à toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle soit capable d’atteindre;
le droit de toute personne à l’éducation, de participer à la vie culturelle ou de bénéficier du progrès scientifique et de ses applications.

Les droits civils et politiques

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son premier Protocole facultatif sont entrés en vigueur en 1976. Il comprenait 169 États parties en août 2017. Son deuxième protocole facultatif est entré en vigueur en 1989.

Le pacte international traite notamment de la libre circulation des personnes, de l’égalité des individus devant la loi, les tribunaux et les cours de justice, ainsi que du droit à un procès équitable et à la présomption d’innocence. Le Pacte aborde également la question de la liberté de pensée, de conscience et de religion. Il précise que toute personne a le droit à la liberté d’expression. iIl reconnaît le droit de réunion pacifique, le droit de s’associer librement avec d’autres, de prendre part aux affaires publiques, de voter et d’être élu et rappelle que les personnes appartenant à des minorités ne peuvent être exclues de ces droits. Enfin, nul ne peut faire l’objet de détention arbitraire, être soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. L’esclavage et la traite sous toutes ses formes sont interdits, de même que toute propagande en faveur de la guerre, ainsi que tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse.
Autres instruments internationaux des droits de l’homme

Depuis 1945, une série d’instruments est venue compléter le corpus des traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, parmi lesquels figurent la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948), la Convention internationale sur l’élimination des toutes les formes de discrimination raciale (1965), la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes – CEDAW (1979), la Convention relative aux droits de l’enfant (1989) ou la Convention relative aux droits des personnes handicapées (2006), entre autres.
Le Conseil des droits de l’homme

Organe intergouvernemental du Système des Nations Unies, le Conseil des droits de l’homme a été créé par l'Assemblée générale de l'ONU le 15 mars 2006, avec le but principal d’évaluer des situations de violations de droits de l'homme et d'émettre des recommandations pour y remédier. Composé de 47 États, il a la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l'homme partout dans le monde. Il a succédé à la Commission des droits de l’homme, qui avait été créée en 1946 pour mettre en place le cadre juridique international destiné à protéger nos libertés et droits fondamentaux.

L’un des aspects les plus novateurs du Conseil des droits de l’homme est son Examen périodique universel (EPU), un processus unique en son genre. Il consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des États Membres de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme. Il s’agit d’un processus mené par les États, sous les auspices du Conseil des droits de l’homme. Il fournit à chaque État l’opportunité de présenter les mesures qu’il a pris pour améliorer la situation des droits de l’homme sur son territoire et remplir ses obligations en la matière. Mécanisme central du Conseil des droits de l’homme, l’EPU est conçu pour assurer une égalité de traitement à chaque pays.
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme

Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme

est le principal responsable des droits de l’homme aux Nations Unies. Il dirige le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, qui est à l’avant-garde des efforts des Nations Unies en la matière. Il offre son leadership, travaille objectivement, éduque et prend des mesures pour autonomiser les individus et aider les États à défendre les droits de l’homme.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) représente l’engagement du monde envers les idéaux universels de la dignité humaine. La communauté internationale lui a confié un mandat unique, celui de promouvoir et protéger tous les droits de l’homme. Il soutient ainsi les activités des mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, comme le Conseil des droits de l’homme et les principaux organes de traités, créés pour superviser la manière dont les États parties appliquent les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme. Il promeut également le droit au développement – qui est au cœur des objectifs de développement durable - et coordonne l’éducation aux droits de l’homme. Enfin, il renforce les droits de l’homme dans l’ensemble du Système des Nations Unies.
Les droits de l’homme et le Système des Nations Unies

Les droits de l'homme sont une question transversale qui doit être intégrée dans toutes les politiques et programmes de l'ONU, en particulier dans les domaines clés que sont la paix et la sécurité internationales, le développement, l'aide humanitaire et les questions économiques et sociales. Par conséquent, tous les fonds, programmes et institutions des Nations Unies sont impliqués dans la protection des droits de l'homme.

Déjà évoqué plus haut, le droit au développement est au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le droit à l'alimentation, par exemple, est défendu par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Le droit du travail est protégé par l’Organisation internationale du Travail (OIT). L'égalité des sexes est au cœur de la mission d’ONU-Femmes, tandis que d’autres fonds, programmes ou institutions défendent les droits des enfants, ceux des peuples autochtones ou des personnes handicapées.